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  • Risques santé : la contrefaçon de médicaments dépasse les pires craintes en Europe

    08 Décembre

    La circulation de médicaments contrefaits dans l’Union européenne dépasse les pires craintes de la Commission, « extrêmement inquiète », a dit le commissaire européen à l’Industrie Günter Verheugen au quotidien allemand Die Welt de lundi.

    « Le nombre de médicaments contrefaits qui atterrissent en Europe auprès des patients ne cesse d’augmenter. La Commission européenne est extrêmement inquiète », a dit M. Verheugen. « En seulement deux mois, l’UE a saisi 34 millions de faux comprimés, lors de contrôles douaniers ciblés dans tous les pays membres. Cela a dépassé les pires craintes », a-t-il ajouté.

    Il s’agit avant tout d’antibiotiques, de traitements anticancéreux, de médicaments anti-malaria et anticholestérol, d’antalgiques et de faux Viagra, a précisé le vice-président de la Commission.

    Nombre des saisies de 2008 venaient d’Inde, selon un rapport UE publié en juillet.

    M. Verheugen a dit s’attendre à ce que l’UE s’entende en 2010 sur des mesures de lutte contre ce fléau, la contrefaçon de médicaments devant selon lui être considérée comme un crime à sanctionner « de la façon la plus sévère ». « Chaque contrefaçon de médicaments est une tentative d’hécatombe. Même quand un médicament ne contient qu’une substance inefficace, cela peut conduire à ce que des gens meurent parce qu’ils croient combattre leur maladie avec un médicament efficace », a argué M. Verheugen.

    « Je m’attends à ce que l’UE s’entende en 2010 pour que la voie empruntée par un médicament puisse être minutieusement suivie depuis sa fabrication jusqu’à sa vente. Il y aura ainsi des marques anti-contrefaçon sur les emballages et notamment un code-barre. Et aussi un scellé, pour qu’on voie clairement si quelqu’un a ouvert l’emballage et qui », a-t-il dit.

    Les ministres de la Santé de l’Union européenne avaient plutôt bien accueilli en juin une proposition législative visant à éviter que des contrefaçons ne s’infiltrent dans la chaîne de distribution légale. Elle incluait une sécurisation des emballages de médicaments via des codes-barres, hologrammes et scellés, et un contrôle renforcé des acteurs de la chaîne, des grossistes aux pharmacies.